Kza Han

Kza Han est née à Zung Up (1942), dans le Sud-Ouest de la Corée, au nord de Zôla, célèbre pour son riz à l’éclat gris bleu, pour son pansori, pour Dong Hak (1860-1894), “ Doctrine de l’Est ”. Transplantée à Pong San Dong, célèbre pour son Oiseau Jaune, au centre de la Corée, à Chungnam, berceau du confucianisme, elle jouait avec sa sœur avec des fragments de porcelaine japonaise, bris de la figure du Samouraï et de la Geisha (1945).

                  Elle entreprend des études supérieures au Département de Français à l’Université Hankuk des Etudes Etrangères de Séoul (1960-64). Boursière du gouvernement français, elle se prépare au professorat – théâtre, poésie, histoire des idées, dans cette Sorbonne dont le fronton porte “ Liberté, égalité, fraternité ”. A la suite de Maïakowski, Lautréamont, Artaud, elle s’initie au dépassement de l’art (1965-67). Maîtrise de Lettres Modernes à l’Université de Nantes sur Samuel Beckett  (1974). Rencontre avec les éditeurs du Nadir au passage Pommeraye (1979). Apprentissage de l’allemand en compagnie de F. Hölderlin, J. Roth, F. Nietzsche, A. Kluge… Avec Olivier Germain Thomas, “ Agora ”, “ For intérieur ”… sur France Culture. 

Kza Han : bibliographie sommaire

Travaux de Kza Han :

Sprich und zerbrich / Parle et brise-toi / Malhèra g’ligo buschora, livre allemand- français - coréen, Nantes 1980.

– La stratégie est puissamment belle, mais sûre elle ne l’est pas, recueil de poésies, éd. du Nadir, Nantes 1980.

– “ Rubrique européenne ” de la revue Moun Ye Han Kuk, plusieurs ensembles de 1998 à 2001 (essais, commentaires et traductions), consacrés à des écrivains de langue française et de langue allemande (J. Supervielle, A. Artaud, Baudelaire, P. Beck, C. Vigée, J.C. Bailly, G. Nouveau, Lautréamont, R. Barthes…H. Müller, F. Hölderlin, A. Kluge, W. Söllner, R. Bossert, J. Bobrowski, T. Bernhard, F. Kafka, W. Benjamin, P. Celan, P. Szondi, I. Bachmann, G. Kolmar …).

– “ Cinq bagatelles ” sur la langue coréenne, “ Cinq séquences sur des peintres français contemporains ” – Jacques Badeau, Guy Bigot, Claude Bugeon, Louis Ferrand, Jean Fléaca (France Culture).

– “ Les  erres de Kza Han ”, entretien avec Frédéric Barbe, in Les cahiers de Corée (Séoul) n° 5 (2002/03)

Le grouillement bariolé des temps : Heiner Müller et Alexander Kluge arpenteurs de ruines, Actes du colloque de l’Université de Nantes (1999), organisé par Herbert Holl et Günter Krause, L’Harmattan (Kza Han, co-conceptrice), 2004.

De hautes erres, poèmes et proèmes (1978-2005), l’île d’Yeu : éd. du Solnet, 2005.

Traces Erratiques  / Irrfährten  / Banghwanghan’n putzakuk (poèmes trilingues allemand-français-coréen), Nantes : éd. du Petit Véhicule, 2007. 

Quelques traductions de Kza Han :

– Solstice d’hiver  de Houang Djin I, Ed. du Nadir, Nantes, 1980.

– Amour qui n’oublie pas de Houang Djin I, Ed. Alfred Eibel, Paris, 1981.

– La Nuit de la chenille arpenteuse  de Han Ha Un, Ed. du Nadir, l’île d’Yeu 1987.

– O Falladah, die du hangest ! / O Falladah, pendue haut et court ! / O Mokmèdalin nò Falladah ! , recueil de poèmes et proses, traduits de l’allemand et du français en coréen, éd. trilingue, éd. Song San, Séoul 1990.

– Dans le tombeau de lumière  de So Han Zin, Ed. du Petit Véhicule, Nantes 2001.